sábado, 26 de mayo de 2012

Les prochains rendez-vous danse sur Barcelone

Il y aura pas mal à voir et à faire sur Barcelone ces prochains jours.

Ce week-end, le flamenco est àl'honneur au Mercat de les Flors avec le festival Ciutat Flamenco tandis que le Centre Cultural Unnim de Terrassa propose un" hommage aux grandes figures de la Danse du  XXeme siècle" avec un gala de virtuoses ce dimanche 27 à 18h00.

Au mois de juin, vous pourrez faire votre programme pour le festival GREC.

Et à ne surtout pas manquer le 8 juin, le spectacle du Centre de Dansa de Catalunya à l'Hospitalet de Llobregat jouxtant Barcelone.

viernes, 25 de mayo de 2012

On ne peut pas laisser sombrer le Barcelona Ballet

Alors que le week end approche et que je commence à voir poindre un semblant de tranquillité au milieu de mon agenda surbooké, voilà que je reçois un véritable coup de massu sur la tête.
Le Barcelona Ballet (nouveau nom du Corella Ballet dont j'ai largement commenté les talents ici même) serait "étouffé par la crise" et par la même menacé de disparaître.
L'annonce est venue de cet article d'El Pais Le Ballet d'Ángel Corella étouffé par la crise (pour les hispanophones).

Je n'ai d'abord pas voulu y croire. Après tous les efforts, les rebondissements quant à la venue de la compagnie à Barcelone, je pensais que le Barcelona Ballet allait enfin pouvoir s'installer et continuer à nous émerveiller.

TOUTES les représentations que j'ai vues (et j'ai vu tous leurs programmes à l'exception de la Bayadère) sont de PURS ENCHANTEMENTS. Les danseurs et danseuses sont tous et toutes très bons. Certain-e-s sont même exceptionnels.

Mais qu'est-ce qu'il faut donc? Personne parmis les décideurs ne sait qui est Ángel Corella???????????? Personne n'est capable de voir les salles combles, les applaudissements sans fin que suscitent chacune des représentations du Ballet????????
Personne ne mesure la chance unique de l'avoir chez nous??????????

Il n'y a aucune compagnie de Répertoire en Espagne. Nous avons quelques belles compagnies ici même en Catalogne (David Campos, IT Danza, Maria Rovira entre autres) mais ce ne sont pas des compagnies de Répertoire. Ces compagnies ne proposent pas la même chose. Avec le Barcelona Ballet, elles se complètent donc. Et en passant, elles ne sont pas toujours bien aidées non plus.
Avoir une compagnie de l'envergure du Barcelona Ballet est une opportinité telle qu'il me semble totalement hallucinant de la refuser. Je crois que tout est interactif. Le succès du Barcelona Ballet va et a déjà très certainement poussé plein de néophytes à vouloir découvrir d'autres styles de danse. Je connais moi même pas mal de monde totalement étranger à la danse qui a vu le Barcelona Ballet et qui commence à s'intéresser à la danse et à tout ce qui se fait sur Barcelone relativement à la danse.
Nous avons un véritable vivier ici à Barcelone. Nous avons à la fois un public qui ne demande qu'à découvrir encore plus la danse et des danseurs qui ne demandent qu'à offrir leur talent au public.

La Danse est un Art magnifique. Tout le monde ne peut pas aimer ou même être fan mais cela n'empêche pas de reconnaître sa dimension artistique et culturelle et de la soutenir comme il se doit.
L'Art n'est pas une futilité, il est une partie de nous, il nous rassemble, il est le miroir de l'Humanité. Et en effet, que serait un pays sans Art et sans Culture?

Il FAUT que le Barcelona vive!

Edit: une interview de Ángel Corella sur le blog de Ballet y mas

viernes, 11 de mayo de 2012

Les danseurs de l'ODP à Terrassa

Les danseurs du groupe de José Martinez, aujourd'hui repris par Bruno Bouché, ont présenté un programme ecclectique au centre Culturel Unnim de Terassa.

La soirée débutait pas le pas de 6 de Raymonda. Pas difficile pour attaquer une soirée à froid sous tous les sens du terme.
Léonore Baulac y est resplendissante. De la graine d'Etoile en puissance.
Mathilde Froustrey est une Raymonda peut-être un peu douce pour la claque mais est tout de même très honorable.
Fabien Revillon semblait un peu trop dans le sol dans sa variation et l'ensemble m'a semblé manquer de punch.

Suivait Adagietto d'Oscar Araiz. C'était une première pour moi et j'ai été bluffée. La pièce est belle. La chorégraphie ravira tous les esthètes à n'en pas douter. On entre dans un monde de beauté, de poésie et de rève en harmonie avec la sublime musique de Mahler. Ajoutez à cela des interprètes fabuleux et vous obtenez un grand et beau moment de danse. Pauline Verdusen et Gregory Dominiak s'approprient la chorégraphie pour lui donner vie. Magnifique! On voudrait que ça ne s'arrète pas.

Changement radical (et un peu brutal) de style avec In the Middle Somewhat Elevated de Forsythe. Ce style va bien à Alice Renavand qui nous a offert une performance de premier choix accompagnée d'Audric Bezard, excellent partenaire et interprète. Les lignes sont vives, nettes, précises. La pureté de la technique classique est sublimée par cette distortion des pas poussée jusqu'à l'extrême et si caractéristique de l'oeuvre de Forsythe.

Enfin, Agnès Letestu et Stéphane Bullion ont interprété le pas de deux de la Dame au Camélia de Neumeier. J'ai toujours eu du mal avec ce ballet et encore plus lorsque le pas de deux est coupé de l'oeuvre. Heureusement qu'il y a la musique de Chopin pour attirer mon attention et aussi Agnès qui est magistrale dans le rôle. Subjectivement, ça n'est pas ma tasse de thé même si j'ai plaisir à voir Agnès mais objectivement il n'y a rien à redire: c'est beau et c'est du grand art.

Ouverture de la seconde partie sur Delibes Pas de Deux de José Carlos Martinez. Mathilde Froustrey et Yannick Bittencourt y sont comme des poissons dans l'eau. Ce pas de deux est un pur régal. Comme quoi on peut encore de nos jours composer des chorégraphies pur classique!

The nignt de Benjamin Millepied, n'a pas particulièrement attiré mon attention. La chorégraphie m'a semblé assez basique et faussement anti-conventionnelle. Alice Renavand et Audric Bezard tirent leur épingle du jeu mais sont moins convaincants que dans In the Middle.

Suivait Mi Favorita. Véritable petit chef d'oeuvre chorégraphique signé José Martinez (et on a la chance de l'avoir maintenant à Madrid!!!!!).
Le classique c'est chiant? C'est ringard? C'est dépassé? Mais bien sûr, on y croit.
Mi Favorita est un ballet inventif, drôle, truffé de référence aux grands classiques et grands chorégraphes. On retrouve ainsi Gisèle, Le Lac, La Belle, Sérénade et plein d'autres encore. On retrouve les caricatures du danseur et de la danseuse. De la ballerine-diva qui récolte fleurs et applaudissement en minaudant aux danseurs qui comparent leur ballon et leur pirouettes, tous les stéréotypes y passent. Une véritable bouffée d'oxygène!

Pour finir, Non, je ne regrette rien de Favier. L'originalité repose sur le fait que les danseurs évoluent sur une toute petite surface rappelant un gazon. C'est incroyable tout ce que l'on peut faire dans un si petit espace. Agnès Letestu et Stéphane Bullion transcendent ce petit carré vert.

Après de nombreux applaudissements, tout le groupe nous offre un final spectaculaire. Le public a réservé une belle ovation aux danseurs et danseuses.
Merci d'être venu de Paris pour cette soirée unique. On espère vous revoir très bientôt.

sábado, 24 de marzo de 2012

Une journée de ballet au Royal Ballet de Londres

Si vous ne savez pas quoi regardez à la télé et si vous n'aviez pas journée libre hier pour tout suive en direct vous pouvez revoir la journée au Royal Ballet avec cours et répétition:

http://www.youtube.com/royaloperahouse

Enjoy!

viernes, 2 de marzo de 2012

Collection printemps/été Alexandre Neddermann

Les beaux jours arrivent et arrivent aussi l'envie de ranger ses manteaux dans l'armoire. Pour ma part je commence à faire le point sur ma garde-robe estivale et je craque sur la nouvelle collection d'Alexandre Neddermann.
C'est très joli, agréable et confortable soit tout ce que je recherche dans un vêtement.
Vous pouvez retrouver la collection sur le blog GINGER-CITY Alexandre Neddermann.


Alexandre Neddermann from Anna Pla-Narbona Leon on Vimeo.

domingo, 26 de febrero de 2012

Triple Bill à Sant Cugat avec la Compañia Nacional de Danza

La Compañia Nacional de Danza, aujourd'hui dirigée par José Carlos Martinez, était à Sant Cugat pour 2 représentations.
Au programme 2 pièces contemporaines et 1 pièce neo-classique:
In Transit d'Anabelle Lopez Ochoa (création)
Artifact II de William Forsythe
Walking Mad de Johan Inger

C'était aussi l'occasion de rencontrer José Carlos Martinez venu présenter les pièces au programme ainsi que ses projets pour la compagnie.
Nul n'ignore en effet que la CND, après avoir été une compagnie de Répertoire classique, est devenue une compagnie d'auteur sous la direction de Nacho Duato et que son répertoire a glissé vers le contemporain.
Pour José Carlos Martinez, un danseur doit savoir tout danser d'où la volonté d'ouvrir le Répertoire de la compagnie à différents styles. "Je viens de l'univers du ballet classique, j'ai commencé comme danseur classique et j'ai travaillé avec des chorégraphes contemporains et j'ai ainsi pu évoluer en tant que danseur. J'aime danser de tout et voir de tout. C'est ma vision de la danse. Ce que j'aimerais avec la CND c'est pouvoir toucher un public large et montrer tous les styles. Le vocabulaire classique, qui est une base pour les danseurs et les chorégraphes doit évoluer. Cela ne serait pas interessant de se limiter au classique."
Premier grand défi aujourd'hui pour les danseuses: rechausser les pointes. Cela a-t-il été difficile? José Carlos Martinez répond que la compagnie a toujours eu 1 cours classique par jour et donc que les danseurs et danseuses ont les bases classiques. Il a rajouter un quart d'heure supplémentaire au cours pour que les danseuses travaillent les pointes. "C'est comme le vélo" dit-il, autrement dit, ça ne s'oublie pas.
La difficulté principale actuelle ne concerne pas les pointes mais la situation économique du pays peu propice à un développement artistique. Ce ne sont pourtant pas l'envie ni les projets qui manquent tant pour la CDN1 que pour la CND2. La CND2, se veut un tremplin pour les jeunes danseurs et sera renouvellée la saison prochaine. Actuellement, les danseurs de la CND2 participent au programme de la CND.
Pour l'instant, les oeuvres de Nacho Duato ne peuvent pas être dansées par la compagnie. Celui-ci refuse en effet que la compagnie continue à les présenter. La compagnie a besoin d'avoir un répertoire pour pouvoir partir en tournée et les projets de création fusionnent avec l'envie de faire venir travailler les grands chorégraphes . D'ailleurs l'une des ambitions avouée est de faire découvrir au public un Répertoire auquel il n'est pas habitué.

Pour cette soirée donc, 3 pièces mais aucune signées José Martinez. Il annonce qu'il ne prévoit pas de danser ou de chorégraphier pour le moment, sa mission étant de diriger la compagnie et la faire connaître.

La soirée s'ouvre sur In Transit, création signée Annabelle Lopez Ochoa. La pièce veut montrer les gens en situation de transit, dans une salle d'attente.

1/2 heure et un entracte plus tard le spectacle (re)commence avec Artifact II de Forsythe sur la très célèbre partition de de Bach.On assiste ici à l'illustration parfaite de ce qu'un danseur peut faire avec une base classique.
Franchement, on ne dirai pas que les danseuses viennent juste de reprendre les pointes tant les pas sont fluides, naturels. Les alignements sont parfaits, les lignes superbes. La "pâte"  de Forsythe est magistralement intégrée par tous ces danseurs et danseuses aussi talentueux et talentueuses les uns que les autres. Ca passe comme dans un rêve. Pas une seconde d'ennui, on est captivé du début à la fin à la fois par la chorégraphie, la musique et l'interprétation des artistes. On en redemande!

Pour clôturer la soirée, la CND nous a présneté Walking Mad de Johan Inger crée en 2001 pour le Nederlands Dans Theater sur le Bolero de Ravel et Für Alina de Arvo Pärt.
Un homme descend l'allée de l'amphitéâtre. Un spectateur retardataire? Non. Un des protagonistes de la pièce. Il monte sur la scène où une femme ramasse des vêtements par terre. Les 30 premières secondes me semblent étranges. Vais-je accrocher? La seconde suivante me donne la réponse: Walking Mad est définitivement une oeuvre plaisante, séduisante, originale et drôle. L'utilisation de la musique tant envoûtante de Ravel est optimale. Le décor aussi est très bien pensé avec ces portes cachées qui s'ouvrent et se referment sur les interprètes en proie aux rythmes lanscinants de la musique.

Très bonne démonstration de la compagnie donc.On attends avec impatience l'annonce du budget 2012 en espérant que ce dernier permettra à la compagnie de briller comme il se doit.