Eduardo Lao signe une nouvelle version de Coppelia pour le Ballet Victor Ullate.
J'ai toujours une petite apréhension lorsque je vais voir un classique revisité. Si certaines oeuvres s 'y prêtent plus facilement que d'autres (par exemple Gisèle est intouchable selon moi), il faut tout de même un sacré talent pour remodeler un classique avec succès.
Eduardo Lao a choisi de cadrer l'histoire dans un laboratoire cybernétique. Jusque là, rien à redire. L'histoire s'y prête à merveille.
Quelques mot de l'histoire justement pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas ce ballet:
Coppelia a été crée à l'Opéra de Paris en 1870 sur une musique de Léo Delibes et une chorégraphie d'Arthur Saint Léon d'après le conte d'Hoffman.
Les protagonistes sont Swanilda et Frantz. Ils sont fiancés mais le jeune Frantz ne peut s'empêcher de zyeuter du coté de la fenêtre d'une des chambres de la maison du Dr Coppelius. En effet, une charmante jeune fille s'y trouve derrière à longueur de journée. Swanilda s'en rend compte et devient jalouse. Elle entre dans la maison du docteur et découvre que la belle jeune fille à la fenêtre n'est qu'une poupée mécanique. S'en suivent quelques péripéties qui finiront par faire se réconcilier Swanilda et Frantz. La poupée n'a pas remplacé la fiancée humaine, faite de chair et de sang. Heureusement!
Dans cette nouvelle version, pas de Swanilda. Juste Frantz qui s'amourache d'un robot d'apparence féminine nommé Coppelia. Celle-ci deviendra humaine et choisira de vivre son amour avec Frantz librement.
Et c'est là que notre Coppelia prend des airs de Cendrillon. Ou de Pinocchio. Pour devenir humaine, Coppelia bénéficiera de l'intervention de la Diva Espectral, sorte de marraine bienfaisante et moins radine que la bonne fée de Cendrillon (la transformation ne s'arrêtera pas passé minuit).
Si le scénario tient la route, il est dommage qu'il n'ait pas été mieux servi par les costumes notamment qui m'ont laissée un peu perplexe. Si les tutus de Coppelia sont particulièrement réussis et cassent intelligement l'image tutu-rose-bonbon, je ne suis pas du tout fan des costumes des femmes de ménage ni de celui du DJ. Impossible de faire plus dans le cliché 1er degré. Et même si l'habit ne fait pas le ballet, ça compte beaucoup malgré tout.
La chorégraphie quant à elle est assez inégale. Certains passages sont passionnants à regarder, d'autres le sont beaucoup moins mais dans l'ensemble cela reste plutôt réussi.
Les décors m'ont paru en accord avec le sujet. Ils sont très simples et composés avant tout d'éclairages reproduisant des roues mécaniques. Si j'ai d'abord été surprise par ces roues, un peu vieillottes, alors que nous sommes dans l'atelier high tech d'un fou de cybernétique j'y ai vu un rappel comme quoi même le plus sophistiqué des robots n'est jamais qu'une mécanique, à l'inverse de l'être humain. D'où la nécessité pour Coppélia de se métamorphoser en humaine pour pouvoir vivre pleinement son amour avec Frantz. Ai-je raison d'y voir cela? je n'en sais rien mais c'est ce que j'ai compris.
Pour finir sur l'oeuvre elle-même, j'ai vu une Coppélia très honnorable mais qui n'a pas de quoi me faire me relever la nuit non plus.
Les danseurs sont bons, certains et certaines sortent du lot par rapport aux autres.Attention aux arrivées de tours pour certaines!
La Diva Espectral que j'ai vue ce soir là, ksenia Abbazova, était magistrale. Coppélia, Sophie Cassegrain (je suppose) s'en tire à merveille dans ce rôle d'automate s'éveillant à la vie.
Sur les autres aspects du spectacle je citerai le programme. Jolies photos mais il manquait la distribution jour par jour. De ce fait, je ne sais pas qui j'ai vu danser hormis une quasi certitude pour Sophie Cassegrain dans le rôle titre. Une police d'écriture un peu plus grosse et sur couleur tranchante serait la bienvenue: j'ai du faire la lecture à ma voisine qui n'y voyait rien malgré ses lunettes et j'ai pas mal bataillé moi aussi pour décrypter le synopsis.
Mais surtout, le théâtre qui accueillait ce ballet n'est pas du tout fait pour accueillir un spectacle de danse. La scène est minuscule. Chapeau aux danseuses et danseurs d'avoir su aussi bien géré l'espace, vraiment! Et puis il n'y a aucun dénivelé entre les rangs. C'est plat et par conséquent j'ai eu une vue imprenable sur...le crâne du gars assis devant moi. ce n'est pas que ce monsieur n'ait pas un joli crâne mais ce n'était pas un crâne que je venais voir à la base.
Et ce ne sont pourtant pas les théâtres qui manquent à Barcelone!
martes, 1 de marzo de 2011
domingo, 27 de febrero de 2011
Saison 2011-2012 Teatro del Liceu et ONP
Le Gran Teatre del Liceu de Barcelone a annoncé sa programmation pour la saison prochaine.
Coté danse, à ne pas rater, la venue du Mariinski avec le Corsaire et le Corella Ballet avec Le Lac des Cygnes.
J'avoue être très enthousiaste à l'idée de voir cette compagnie russe, le choix du Corsaire en revanche un peu moins. C'est loin d'être mon ballet préféré. Mais pour la compagnie, j'irai. J'attends maintenant les distributions avec impatience.
Très heureuse également de revoir Le Lac de Corella. Cette version est une vraie réussite et la revoir sur la scène du Liceu me fait frissonner de joie d'avance.
En contemporain, la compagnie IT Danza, la compagnie de l'Institut del Teatre (l'Ecole de Danse du Théâtre) présente des pièces intéressantes.
Je ne connais pas la compagnie Grupo Corpo et je n'ai pas vu beaucoup les Ballets de Monte-Carlo ces derniers temps. Je m'abstiendrai donc de tout commentaire à leur sujet maintenant.
Comme "par hasard", la programmation lyrique est beaucoup plus riche et importante que la programmation danse. 5 ballets contre 14 opéras, cela parle tout seul. Tant mieux pour le lyrique d'être aussi bien représenté. Je suis beaucoup moins tournée vers le lyrique que vers la danse mais je sais apprécier un bel opéra à l'occasion. Je trouve juste dommage que malgré un public balletomane nombreux et enthousiaste la Danse soit si peu mise en avant et à l'honneur.
Du coté de l'Opéra National de Paris ou plutôt des Opéras Nationaux de Paris Garnier-Bastille, la saison danse s'annonce sous les plus beaux auspices. Regardez plutôt:
Soirée Lifar/Ratmansky Phèdre, Psyché
La source de J.G Bart
Cendrillon version Noureev
Onéguine de Cranko
Napoli de Bournonville par le Royal Ballet du Danemark (compagnie invitée)
Orphée & Eurydice de Pina Bausch
La Bayadère version Noureev
Dances at a gatering de Jerôme Robbins et Appartement de Mats Ek
L'Histoire de Manon de Kenneth Mc Millan
Roméo & Juliette de Sasha Waltz
Kabuki de Béjart par le Tokyo Ballet
La Fille mal Gardée version de Frederik Ashton
Saison marquée par le Répertoire classique ce qui n'est pas pour me déplaire.
J'espère pouvoir me rendre sur Paris pour voir La Source. J'apprécie beaucoup Jean Guillaume Bart et je veux vraiment voir comment il a remonté ce ballet.
Et la Bayadère! Ce ballet est l'un de mes préféré rien que pour la descente des Ombres.
Sinon je suis un peu déçue du choix de Napoli par la compagnie danoise. On va me reprocher de râler et de ne jamais être contente mais il semble que seul ce ballet soit présentable hors Danemark alors que Bournonville a signé une multitude de chef-d'oeuvre: Une Légende populaire, la Sylphide, la Kermesse de Bruges, etc et on nous sert Napoli jusqu'à l'écoeurement. Même si j'aime ce ballet, j'en ai un peu assez de le voir tous les ans partout et à toutes les sauces.
A propos de Sylphide justement, j'aimerais bien revoir la version Lacotte. peut-être en 2012-2013?
D'autres info suivront sur la prochaine saison d'autres théâtres.
Coté danse, à ne pas rater, la venue du Mariinski avec le Corsaire et le Corella Ballet avec Le Lac des Cygnes.
J'avoue être très enthousiaste à l'idée de voir cette compagnie russe, le choix du Corsaire en revanche un peu moins. C'est loin d'être mon ballet préféré. Mais pour la compagnie, j'irai. J'attends maintenant les distributions avec impatience.
Très heureuse également de revoir Le Lac de Corella. Cette version est une vraie réussite et la revoir sur la scène du Liceu me fait frissonner de joie d'avance.
En contemporain, la compagnie IT Danza, la compagnie de l'Institut del Teatre (l'Ecole de Danse du Théâtre) présente des pièces intéressantes.
Je ne connais pas la compagnie Grupo Corpo et je n'ai pas vu beaucoup les Ballets de Monte-Carlo ces derniers temps. Je m'abstiendrai donc de tout commentaire à leur sujet maintenant.
Comme "par hasard", la programmation lyrique est beaucoup plus riche et importante que la programmation danse. 5 ballets contre 14 opéras, cela parle tout seul. Tant mieux pour le lyrique d'être aussi bien représenté. Je suis beaucoup moins tournée vers le lyrique que vers la danse mais je sais apprécier un bel opéra à l'occasion. Je trouve juste dommage que malgré un public balletomane nombreux et enthousiaste la Danse soit si peu mise en avant et à l'honneur.
Du coté de l'Opéra National de Paris ou plutôt des Opéras Nationaux de Paris Garnier-Bastille, la saison danse s'annonce sous les plus beaux auspices. Regardez plutôt:
Soirée Lifar/Ratmansky Phèdre, Psyché
La source de J.G Bart
Cendrillon version Noureev
Onéguine de Cranko
Napoli de Bournonville par le Royal Ballet du Danemark (compagnie invitée)
Orphée & Eurydice de Pina Bausch
La Bayadère version Noureev
Dances at a gatering de Jerôme Robbins et Appartement de Mats Ek
L'Histoire de Manon de Kenneth Mc Millan
Roméo & Juliette de Sasha Waltz
Kabuki de Béjart par le Tokyo Ballet
La Fille mal Gardée version de Frederik Ashton
Saison marquée par le Répertoire classique ce qui n'est pas pour me déplaire.
J'espère pouvoir me rendre sur Paris pour voir La Source. J'apprécie beaucoup Jean Guillaume Bart et je veux vraiment voir comment il a remonté ce ballet.
Et la Bayadère! Ce ballet est l'un de mes préféré rien que pour la descente des Ombres.
Sinon je suis un peu déçue du choix de Napoli par la compagnie danoise. On va me reprocher de râler et de ne jamais être contente mais il semble que seul ce ballet soit présentable hors Danemark alors que Bournonville a signé une multitude de chef-d'oeuvre: Une Légende populaire, la Sylphide, la Kermesse de Bruges, etc et on nous sert Napoli jusqu'à l'écoeurement. Même si j'aime ce ballet, j'en ai un peu assez de le voir tous les ans partout et à toutes les sauces.
A propos de Sylphide justement, j'aimerais bien revoir la version Lacotte. peut-être en 2012-2013?
D'autres info suivront sur la prochaine saison d'autres théâtres.
lunes, 7 de febrero de 2011
Lausanne 2011: les résultats
Les résultats du prix sont à voir ICI.
Pour ma part, je vais laisser de coté les prix pour donner mes impressions de cette finale car après tout, le plus important n'est pas de gagner mais de montrer son potentiel, voir le potentiel et le niveau des autres concurrents et concurrentes. Des non primés ont déjà été remarqués par des écoles et compagnies, fort heureusement.
Un peu décue de ne pas retrouver Claire Teisseyre et Victoire Debay en finale. L'une et l'autre sont de trés belles danseuses, talentueuses et j'espère qu'à défaut de finale, elles auront pu recontrer des directeurs de compagnies et obtenir des contacts intéressants pour leur carrière.
Venons-en à la finale. Tous et toutes ont un bon niveau et mérite largement leur place ici. Ceci dit, il y en a toujours qui sortent du lot plus que les autres.
Gros succès pour la variation d'Albrecht choisie par 8 candidats. Beaucoup de petits "ratés" dans la réception des tours en l'air. C'est dommage. J'ai noté un gros effort de la part des candidats pour interpréter le personnage. Han Sung Woo de la Korea National University of Arts de Seoul y arrive à merveille. Il a su me toucher par son interprétation et m'a mise immédiatement dans l'ambiance du 2nd acte de Giselle, chose très difficile "à froid". Ajoutez à cela une technique irréprochable et vous obtenez un candidat qui refera parler de lui, à n'en pas douter.
Benoît Fabre de l'Académie de Danse de Zürich et Kevin Poeng, élève à la Royal Ballet School de Londres ont été remarquables. Le 1er campe un bel Albrecht et tire son épingle du jeu en contemporain où il s'en sort admirablement bien et le 2nd est un James très honnorables avec notamment un ballon impressionnant et une variation contemporaine enlevée et bien interprétée. Belle technique et bon artistique, que demander de plus?
Patricia Zhou de la Kirov Academy of Ballet, Washington D.C, qui est aussi finaliste du YAGP, est une Gamzati honorable et elle n'a pas déméritée en contemporain avec Polyphonia de Wheeldon. Elle a de jolies lignes, une bonne technique et elle s'investit dans le rôle à interpréter. Un jeune talent à suivre.
Alonso Almagro Ruben du conservatoire de Murcia a été très bien en contemporain. Il a choisi Comedia et j'ai beaucoup aimé son jeu.
Magri Mayara, Petite Danse School of Ballet de Rio de Janeiro, a des qualités indéniables: bonne technique, énergie débordante notamment mais passer 4 pirouettes n'est pas le graal à atteindre en danse classique. Elle est encore jeune et avec son potentiel, elle fera une artiste accomplie sous peu, à n'en pas douter!
Liana Carpio de la ben Stevenson ballet Academy de Houston a été très intéressante dans sa variation contemporaine there where she loved.
Derin Watters (Ben Stevenson ballet Academy de Houston) est à l'aise dans la difficile variation du Corsaire. Son Liberame est intéressant mais il était difficile de passer sur cette variation après la jeune Yuko Horisawa.
Et j'en viens à mes 3 coups de coeur: Yuko Horisawa justement (Reiko Yamamoto Ballet School, Ota), Gina Storm-Jensen (Ecole nationale du ballet de Norvège) et Handeul Oh (Yewon School, Seoul). Toutes 3 sont magnifiques de bout en bout.Elles sont des Swanilda grâcieuses, mutines, espiègles, s'approprient totalement le personnage le tout courronné par une technique impressionnante pour leur âge. Gina Storm-Jensen et Handeul Oh ont chois la difficile variation Polyphonia de Christopher Wheeldon en contemporain. Elles s'en sortent avec une facilité, une maturité et un naturel déconcertants. Leurs lignes sont pures, limpides, chaque geste est expressif, donne une émotion au spectateur. Du grand Art.
Yuko Horisawa a choisi Liberame de Cathy Marstom. Elle a, de mon point de vue, dominer la section contemporaine de ce Prix. C'était d'une force incroyable, elle m'a touchée direct.
C'est la seule de mes 3 "chouchous" à avoir été primée.
Félicitations à tous et toutes primé-e-s ou non.
Pour ma part, je vais laisser de coté les prix pour donner mes impressions de cette finale car après tout, le plus important n'est pas de gagner mais de montrer son potentiel, voir le potentiel et le niveau des autres concurrents et concurrentes. Des non primés ont déjà été remarqués par des écoles et compagnies, fort heureusement.
Un peu décue de ne pas retrouver Claire Teisseyre et Victoire Debay en finale. L'une et l'autre sont de trés belles danseuses, talentueuses et j'espère qu'à défaut de finale, elles auront pu recontrer des directeurs de compagnies et obtenir des contacts intéressants pour leur carrière.
Venons-en à la finale. Tous et toutes ont un bon niveau et mérite largement leur place ici. Ceci dit, il y en a toujours qui sortent du lot plus que les autres.
Gros succès pour la variation d'Albrecht choisie par 8 candidats. Beaucoup de petits "ratés" dans la réception des tours en l'air. C'est dommage. J'ai noté un gros effort de la part des candidats pour interpréter le personnage. Han Sung Woo de la Korea National University of Arts de Seoul y arrive à merveille. Il a su me toucher par son interprétation et m'a mise immédiatement dans l'ambiance du 2nd acte de Giselle, chose très difficile "à froid". Ajoutez à cela une technique irréprochable et vous obtenez un candidat qui refera parler de lui, à n'en pas douter.
Benoît Fabre de l'Académie de Danse de Zürich et Kevin Poeng, élève à la Royal Ballet School de Londres ont été remarquables. Le 1er campe un bel Albrecht et tire son épingle du jeu en contemporain où il s'en sort admirablement bien et le 2nd est un James très honnorables avec notamment un ballon impressionnant et une variation contemporaine enlevée et bien interprétée. Belle technique et bon artistique, que demander de plus?
Patricia Zhou de la Kirov Academy of Ballet, Washington D.C, qui est aussi finaliste du YAGP, est une Gamzati honorable et elle n'a pas déméritée en contemporain avec Polyphonia de Wheeldon. Elle a de jolies lignes, une bonne technique et elle s'investit dans le rôle à interpréter. Un jeune talent à suivre.
Alonso Almagro Ruben du conservatoire de Murcia a été très bien en contemporain. Il a choisi Comedia et j'ai beaucoup aimé son jeu.
Magri Mayara, Petite Danse School of Ballet de Rio de Janeiro, a des qualités indéniables: bonne technique, énergie débordante notamment mais passer 4 pirouettes n'est pas le graal à atteindre en danse classique. Elle est encore jeune et avec son potentiel, elle fera une artiste accomplie sous peu, à n'en pas douter!
Liana Carpio de la ben Stevenson ballet Academy de Houston a été très intéressante dans sa variation contemporaine there where she loved.
Derin Watters (Ben Stevenson ballet Academy de Houston) est à l'aise dans la difficile variation du Corsaire. Son Liberame est intéressant mais il était difficile de passer sur cette variation après la jeune Yuko Horisawa.
Et j'en viens à mes 3 coups de coeur: Yuko Horisawa justement (Reiko Yamamoto Ballet School, Ota), Gina Storm-Jensen (Ecole nationale du ballet de Norvège) et Handeul Oh (Yewon School, Seoul). Toutes 3 sont magnifiques de bout en bout.Elles sont des Swanilda grâcieuses, mutines, espiègles, s'approprient totalement le personnage le tout courronné par une technique impressionnante pour leur âge. Gina Storm-Jensen et Handeul Oh ont chois la difficile variation Polyphonia de Christopher Wheeldon en contemporain. Elles s'en sortent avec une facilité, une maturité et un naturel déconcertants. Leurs lignes sont pures, limpides, chaque geste est expressif, donne une émotion au spectateur. Du grand Art.
Yuko Horisawa a choisi Liberame de Cathy Marstom. Elle a, de mon point de vue, dominer la section contemporaine de ce Prix. C'était d'une force incroyable, elle m'a touchée direct.
C'est la seule de mes 3 "chouchous" à avoir été primée.
Félicitations à tous et toutes primé-e-s ou non.
sábado, 5 de febrero de 2011
Prix de Lausanne 1/2 finale
La demie finale se déroule actuellement. Bonne chance à toutes et tous.
Voici une vidéo de Dansomanie de 2 candidates francaises, Claire Teisseyre du CNSMD et Victoire Debay de l'Ecole de l'ODP, sur leurs impressions hier à la veille de la sélection pour la finale.
A noter que Dansomanie suit le Prix de Lausanne chaque année, commentaires, comptes-rendus complets et photos à l'appui.
Voici une vidéo de Dansomanie de 2 candidates francaises, Claire Teisseyre du CNSMD et Victoire Debay de l'Ecole de l'ODP, sur leurs impressions hier à la veille de la sélection pour la finale.
A noter que Dansomanie suit le Prix de Lausanne chaque année, commentaires, comptes-rendus complets et photos à l'appui.
viernes, 4 de febrero de 2011
Corella Ballet bis
Dimanche dernier je suis allée à la dernière du Corella Ballet. Comme pour la Première j'en suis ressortie toute légère avec une sensation de liberté infinie comme si je sortais d'un autre monde.
Même programme mais autres interprétes pour Suite de Raymonda. Le couple Carmen Corella-Aaron Robinson m'a conquise. Carmen colle parfaitement au rôle. Je crois que la seule à m'avoir autant scotchée dans "la claque" est Noëlla Pontois. Quant à Aaron Robinson, il a un potentiel d'Etoile, c'est indéniable et je lui souhaite une promotion rapide.
Le corps de ballet m'a paru un peu moins en forme avec des arrivées de tours en l'air et pirouettes parfois un peu hasardeuses mais tout cela reste tout de même d'un bon niveau.
Four 4. Cette fois ce sont Fernado Bufalá, Toby Mallit et encore Yevgen Uzlenkov et Dayron Vera qui donnent vie à cette pièce. C'est toujours très beau, très bien interprété. J'aime énormément cette pièce, elle me transporte ailleurs, plus rien n'existe hormi ce qu'il se passe sur scène et je crois que c'est ca le génie de l'Art et de la Danse: transporter la spectatrice que je suis dans un autre univers et lui faire oublier le quotidien routinier. Mission parfaitement accomplie ici.
Solea est toujours magistralement dansée par Àngel et Carmen Corella. Là aussi je suis littéralement transportée. La chorégraphie et la musique sont divines et les interprétes sont exceptionnels.Que demander de plus?
La même distribution ce soir-là que pour la première pour DGV. Toujours la même impression de ma part. Le début ma plaît beaucoup, le final aussi par sa dynamique mais je trouve ce ballet trop long malgré la bonne tenue des danseurs. Les 4 couples servent admirablement la chorégraphie, Kazuko Omori est particulièrement captivante mais cela ne suffit pas à me faire dire que le ballet n'est pas trop long.
Je quitte le théâtre avec les images de For 4 et Solea en tête et je me dis qu'il faut que je sois bien patiente pour attendre de revoir la compagnie dans Le Lac des Cygnes en février 2012 au Théätre du Liceu.
Même programme mais autres interprétes pour Suite de Raymonda. Le couple Carmen Corella-Aaron Robinson m'a conquise. Carmen colle parfaitement au rôle. Je crois que la seule à m'avoir autant scotchée dans "la claque" est Noëlla Pontois. Quant à Aaron Robinson, il a un potentiel d'Etoile, c'est indéniable et je lui souhaite une promotion rapide.
Le corps de ballet m'a paru un peu moins en forme avec des arrivées de tours en l'air et pirouettes parfois un peu hasardeuses mais tout cela reste tout de même d'un bon niveau.
Four 4. Cette fois ce sont Fernado Bufalá, Toby Mallit et encore Yevgen Uzlenkov et Dayron Vera qui donnent vie à cette pièce. C'est toujours très beau, très bien interprété. J'aime énormément cette pièce, elle me transporte ailleurs, plus rien n'existe hormi ce qu'il se passe sur scène et je crois que c'est ca le génie de l'Art et de la Danse: transporter la spectatrice que je suis dans un autre univers et lui faire oublier le quotidien routinier. Mission parfaitement accomplie ici.
Solea est toujours magistralement dansée par Àngel et Carmen Corella. Là aussi je suis littéralement transportée. La chorégraphie et la musique sont divines et les interprétes sont exceptionnels.Que demander de plus?
La même distribution ce soir-là que pour la première pour DGV. Toujours la même impression de ma part. Le début ma plaît beaucoup, le final aussi par sa dynamique mais je trouve ce ballet trop long malgré la bonne tenue des danseurs. Les 4 couples servent admirablement la chorégraphie, Kazuko Omori est particulièrement captivante mais cela ne suffit pas à me faire dire que le ballet n'est pas trop long.
Je quitte le théâtre avec les images de For 4 et Solea en tête et je me dis qu'il faut que je sois bien patiente pour attendre de revoir la compagnie dans Le Lac des Cygnes en février 2012 au Théätre du Liceu.
Prix de Lausanne, en attendant la finale
Le Prix de lausanne se déroule actuellement. En attendant la finale en direct sur le site du Prix, on peut déjà avoir une idée du niveau et de l'ambiance avec les videos blogs.
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